Implantation d’une antenne relais – suite : Indignation et colère

L’article paru hier dans le midi libre reprend exactement les mêmes arguments que j’avais développés en Conseil Municipal le 20 juin dernier pour m’opposer à l’implantation d’une antenne relais de 30 m de haut en zone naturelle protégée, des arguments que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer lors d’une publication précédente (24 août) :

Oui, il est nécessaire d’implanter de nouvelles antennes relais pour permettre aux Péroliens de bénéficier d’un réseau mobile de bonne qualité mais …

Cette implantation n’a fait l’objet d’aucune concertation préalable avec les riverains (je suis allée les rencontrer pour vérifier)

Elle a fait l’objet d’un refus des services instructeurs de la Métropole car contraire aux règles du PLU et de la « loi littoral », des règles d’urbanisme strictes pourtant imposées aux Péroliens

Elle se situe en zone N protégée et constitue une atteinte grave à la protection de nos derniers espaces naturels, une atteinte qui risque d’en entraîner d’autres

Le maire a choisi de passer outre la décision de la Métropole pour imposer son choix d’implantation

Ces pratiques de la majorité sortante ne sont pas nouvelles et constituent une parfaite illustration de la nécessité de changer de mode de gouvernance pour le prochain mandat, une gouvernance basée sur la concertation, la transparence et le respect de la loi

Alors oui, je suis indignée, indignée de constater que l’opposition municipale n’a pas fait bloc pour s’opposer à ce projet, indignée de voir que même une autre candidate aux élections municipales n’a pas voté contre alors qu’il s’agit d’une entorse à la loi et d’une atteinte à nos espaces naturels protégés

Alors oui je suis en colère, en colère de voir que – comme je m’y attendais – de nombreux recours des riverains se mettent légitimement en place et nous entrainent dans des années de procédure, en colère de constater que ces recours n’ont pas pu être portés dans les délais et qu’ils ont désormais très peu de chance d’aboutir, en colère de savoir que même si je suis élue, j’aurai beaucoup de mal à remettre en cause cette implantation compte tenu des lois très protectrices envers les opérateurs téléphoniques

Il est temps que le conseil municipal prenne tout son rôle : que les élus se saisissent de leur liberté de parole et qu’ils mesurent la portée de leur vote.

Cathy Prost et toute l’équipe de Pérols Démocratie Citoyenne

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