Dragage du port : où en sommes-nous ?

Dragage du port : où en sommes-nous ?

Le Dragage consiste à enlever la vase au fond du port ou d’un canal afin d’augmenter sa profondeur pour faciliter le passage des bateaux.

Le chantier a commencé fin octobre avec le terrassement visant à réaliser le bac de décantation pour la vase (= zone de valorisation des sédiments déshydratés) et la station de traitement de la vase (= zone de traitement et de ressuyage), à proximité du parc à bateaux, le long du canal de liaison allant de l’étang de l’or au canal du Rhône à Sète. Jeudi 5 et vendredi 6 novembre 2020 ont été consacrés à la préparation et aux essais des installations (la drague, la canalisation et la station). Les vases seront évacuées par un tuyau d’environ 300 mètres et transportées grâce à un système de pompage jusqu’à la station de traitement puis déposées dans le bac de décantation, à proximité du parc à bateaux, sur le canal de liaison.

Une interdiction de stationner dans toute la rue de l’étang de l’or et le « parking de la darse » du 2 au 5 novembre 2020 a été distribuée dans les boîtes aux lettres et sur les véhicules, induisant une confusion chez tous les habitants de la zone concernant la localisation du parking en question.

Il aurait été souhaitable de donner des informations précises sur le premier avis distribué – et si possible, sans erreur d’orthographe sur l’adjectif épithète – afin que chacun ne déplace pas son véhicule inutilement, notamment sur le port, là où précisément, celui pouvait gêner la circulation de camions. En effet, le parking à gauche avant d’arriver au port sur la rue de l’étang de l’or n’est pas le parking de la darse !  La darse, c’est l’ancien hangar, là où les péniches venaient décharger leur cargaison, il y a bien longtemps. Pour qui veut observer (voir photo N° 1) et qui a donné son nom à la rue du Hangar qui longe le port jusqu’à la mise à l’eau.

Au-delà de ce malentendu, une interrogation surgit : était-il vraiment nécessaire d’interdire circulation et stationnement pendant 5 jours pour faire passer 4 camions dans la journée du 3 novembre et du 4 au matin pour préparer le chantier et mettre la drague à l’eau ?  N’était-ce pas disproportionné ?

Pourtant, le plus troublant reste certainement la localisation de l’opération en elle-même.

Nous pensions tous que le draguage concernait le port de Pérols, l’entrée vers l’étang et la liaison jusqu’au canal du Rhône à Sète. Mais il n’est est rien, seules la sortie du port et l’entrée vers l’étang de l’or seront draguées

De mémoire de certains habitants, le port n’a pas été dragué depuis plus de 12 ans et il devrait suffire de 2/3 ans pour que la nature reprenne ses droits et que l’on se retrouve dans la situation actuelle, rendant les travaux effectués inutiles.

Nous sommes donc en droit de nous questionner : est-il vraiment raisonnable d’engager de tels travaux, une telle somme (465 000 €), pour 2/3 ans seulement ? Même subventionnés à plus de la moitié, cela reste nos impôts. A vous de juger. Pour donner un ordre d’idée… une économie de 465 000 € représenterait environ 6,8 % de baisse de la taxe foncière de chaque pérolien.

Ne serait-il pas raisonnable de laisser faire la nature tant qu’il n’y pas une gêne importante ?